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Ecrire avec des polices personnalisées

Fontself Creator, une application gratuite permettant d’envoyer des e-mails et de publier des messages sur les réseaux sociaux avec sa propre écriture.

Créée en 2008, la start-up Fontself (www.fontself.com) veut humaniser l’écriture sur ordinateur. Il met en ligne un créateur de fonte typographique gratuit pour permettre aux internautes d’avoir leur propre police de caractères qui s’approche de leur écriture manuelle. Le programme est aujourd’hui utilisable uniquement sur internet.

Pour obtenir sa propre police en ligne, il suffit de dessiner son alphabet sur un modèle imprimé, le scanner et l’importer dans le Fontself Creator. Ensuite, Fontself s’occupe du reste. L’écriture s’affiche ensuite instantanément à l’écran en tapant son message sur le clavier. «La technologie développée a le potentiel de faire évoluer la manière dont nous nous exprimons sur le Web», met en avant Franz Hoffman, co-fondateur de Fontself.

Source : 24heures et 20minutes

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Shopping et Internet

 

«Un truc inutile et qui sert à rien… M’en faut absolument deux!» C’est en ces termes que «lince77» a passé commande en ligne d’un T-shirt peu banal, intégrant une guitare électrique. L’intéressé s’est manifesté à peine l’objet fut-il mis en vente sur qoqa.ch. Peu après minuit…

Pas de quoi étonner Pascal Meyer, fondateur du site, créé en 2005 déjà. Au contraire: «Nos ventes atteignent un pic exceptionnel entre minuit et 1 h du matin», rapporte-t-il.

«Une bataille avec les fournisseurs»
Voilà qui laisse deviner l’ampleur du phénomène dit de live-shopping. Ou de club-shopping, un concept identique à la différence que l’inscription est obligatoire. Le principe: acheter à prix cassés des produits dont la quantité et la disponibilité se révèlent très restreintes. Jusqu’à un seul article par jour pour qoqa.ch, qui a écoulé ce jour-là la quasi-totalité de son stock de T-shirts loufoques.

Il faut dire que la remise de 50% offerte sur le T-shirt (29 francs au lieu de 59 francs), se veut imbattable. Dans ses bureaux de Bussigny, Pascal Meyer y veille: «En amont, nous livrons une vraie bataille avec les fournisseurs. Notre offre doit être la meilleure du Net et d’ailleurs», déclare celui qui s’autoproclame avec humour «Robin des Bois des bonnes affaires». Une exigence qui paie. Depuis l’importation avant-gardiste du concept depuis les Etats-Unis en 2005, et en dépit d’une «très faible» marge prélevée sur la marchandise, la société a vu son chiffre d’affaires bondir de 400 000 francs à plusieurs millions de francs. De quoi procurer du travail à une dizaine de collaborateurs.

Une formule win-win. Y compris pour les marques, toujours plus enclines à faire le premier pas, qui trouvent là un moyen discret de liquider leurs invendus. «Leur but est parfois de provoquer un buzz, ou de faire simplement de la pub. Car il y a des chances que ceux qui ratent notre offre se rendent chez le fournisseur.»

Douze sites de plus l’an dernier
Site à l’esprit communautaire et décalé, qoqa.ch totalise 90 000 membres et 70 000 visites quotidiennes. Une affluence «énorme», qui n’empêche pas Pascal Meyer de surveiller de près l’évolution de la concurrence. Rien que l’an dernier, une douzaine de sociétés de live-shopping ont vu le jour. «Plusieurs par mois font leur apparition», observe Peter Düggeli, rédacteur auprès de comparis.ch. Une jungle féroce, où les nouvelles recrues risquent à tout moment la déconfiture.

A condition de savoir se raisonner, l’acheteur est le vrai gagnant de cette émulation. Une remise de 30%, de 50%, voire de 80%: même avec les frais d’expédition d’une dizaine de francs, il réalise de bonnes affaires. Mais mieux vaut être réactif: «Le gros de nos ventes se conclut le premier jour», assure Laure de Gennes, cofondatrice de eboutic.ch, une plate-forme chère aux femmes actives de 25 à 40 ans qui «recherchent des marques» et «qui n’ont pas forcément le temps d’aller faire les boutiques le week-end». Et elles sont nombreuses: le site fidélise 450 000 internautes…

La tentation de l’achat superflu

«J’achète, j’achète pas?» Si l’acheteur potentiel devait se montrer hésitant, tout est conçu pour qu’il finisse par craquer. A commencer par l’affichage en bonne place du temps et du stock restant… Des méthodes que Mathieu Fleury, secrétaire général de la Fédération romande des consommateurs, compare volontiers à celles qui font le succès – et le piège pour l’acheteur – des soldes. «Ce genre de méthodes peut pousser les gens à acquérir des biens dont ils n’ont pas besoin, prévient-il. Particulièrement sujets à l’endettement, les jeunes s’avèrent les plus perméables à ces techniques marketing, érigées ici au rang de business plan.»

Pour les fashionistas

www.fashionfriends.ch

LE PRINCIPE
Le site organise plusieurs ventes se limitant à quelques jours sur différents articles en quantité réduite. Obligatoire, l’inscription à cette adresse de club-shopping est gratuite et sans obligation d’achat. Nombre de membres: 130 000.

LE PUBLIC
Des inconditionnelles de mode ou des femmes qui cherchent à débusquer des marques à petits prix, comme Nike, Puma, Moschino, Heidi.com. Les vêtements côtoient des montres, des chaussures, des sacs et des bijoux.

LES RABAIS
Entre 40% et 70% de remise.

LES PLUS
Le nombre d’exemplaires restant est indiqué et la possibilité de payer sur facture.

LES COUSINS
eboutic.ch, quoique plus généraliste.

Pour les pressées

 www.eboutic.ch

LE PRINCIPE
L’internaute a le choix entre trois ou quatre ventes qui s’ouvrent successivement pour quelques jours sur des objets aussi divers que variés: ustensiles de cuisine, habits, jouets, billets d’avion. Inscription obligatoire mais gratuite et sans obligation d’achat. Paiement par cartes de crédit uniquement. Nombre de membres: 450 000.

LE PUBLIC
Des femmes actives de 25 à 40 ans sensibles aux marques, qui apprécient d’être livrées à domicile. Parmi les enseignes vendues: Converse, Alessi, Nike, Chicco, Dolce & Gabbana.

LES RABAIS
Entre 30 et 80%.

LES PLUS
La possibilité de retourner la marchandise dans les sept jours et de parrainer ses amis en échange de bons d’achat.

LES COUSINS
my-store.ch

Pour les technophiles

www.qoqa.ch

LE PRINCIPE
Un seul produit durant vingt-quatre heures. Pas de commande possible au-delà de ce délai. L’article à vendre n’est connu qu’au démarrage de l’offre. Nombre de membres: 90 000.

LE PUBLIC
Les férus de joujoux multimédias (Wii, caméra, ordinateur), mais aussi les gens désirant équiper leur intérieur à bon compte (micro-onde, lampes de poche, cheminée bioéthanol).

LES RABAIS
Ils varient entre 30 et 50%, et culminent parfois à 70%.

LES PLUS
Une description drôle et décalée de l’article, un esprit communautaire où les membres échangent leurs bons conseils.

LES COUSINS
Des sites tels que daydeal.ch, conrad.ch, schlagzu.ch ou buzzme.ch (en allemand).

Source : 24heures

Bibliothèque en ligne

Calvin et Zwingli dans le texte, ou une édition rare du fabuliste Esope: plus n’est besoin de parcourir des kilomètres pour consulter des livres précieux. Numérisés, les trésors des bibliothèques universitaires de Suisse sont mis en libre-accès sur internet.

Sur le portail e-rara.ch, quelque 800 titres sont déjà disponibles, a indiqué l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). D’ici fin 2011, cette bibliothèque virtuelle devrait compter plus de 10’000 imprimés en ligne.

Les bibliothèques universitaires de Genève, Bâle, Berne, celle de l’EPFZ et la bibliothèque centrale de Zurich sont les partenaires du projet. Celui-ci s’inscrit dans le cadre de la Bibliothèque électronique suisse e-lib.ch.

Le site: http://www.e-rara.ch

You miss a single word

« Un seul verbe vous manque et… la phrase s’allonge. » Une maxime curieuse pour une curieuse tendance. Internet bruisse de mots inventés par des passionnés du français. «Pourquoi ne dit-on pas d’une fille pétulante qu’elle pétule, ou d’un verbe opportun qu’il opportune?» s’exclame l’équipe du Dictionnaire des verbes qui manquent. Née lors d’une soirée arrosée, l’interrogation existentielle de trois journalistes, un prof de philo et un graphiste a eu tôt fait de prendre vie sur un blog.

Presque chaque jour y fleurissent de nouvelles suggestions loufoques. Depuis 2009, plus de 2000 verbes ont été inventés par les auteurs et leurs fans internautes. Stéphanie Buttard, seul élément féminin du quintet, évoque «la passion pour la pâte à mots-deler». Or ces Français installés à la Réunion ne sont pas les seuls à prendre des libertés avec le Larousse.

Motivation puissante
Inventer des mots n’est pas nouveau. Rabelais, ou plus tard Lewis Caroll, ont donné leurs lettres de noblesse à cet art. Internet offre un auditoire aux particuliers qui s’y essayent. Jean-Claude Guillaume: «J’ai commencé à créer des mots-valises en rédigeant un discours humoristique pour le départ du proviseur du lycée voisin.» Ce retraité qui vit en Moselle commet à cette occasion «éraduquer». Il distille ensuite ses trouvailles sur un site. «Sans internet, et l’impression de livres numériques à l’unité, je n’aurais pas consacré autant de temps à cette activité. Etre lu au-delà du cercle familial est une puissante motivation. Avant, mes inventions se perdaient dans les dédales de mon esprit, sans profiter à qui que ce soit.»

Claire Delavallée, qui défend sur son site la langue «xyloglotte», a d’abord utilisé un support papier. Cette spécialiste en traduction automatique s’est mise à assembler les lettres de curieuse façon après un cours sur la formation des mots savants. Inspirée par le fameux «capillotracté» (tiré par les cheveux), elle commence à former des combinaisons avec des étymologies grecques et latines: «J’ai d’abord diffusé autour de moi un document papier. Le web m’a permis de partager mes trouvailles hors de mon entourage, et de recevoir de nouvelles suggestions.»

Se démarquer des autres
Almaterra, auteur du site L’Impossible dictionnaire, a attrapé le virus directement sur la Toile, «après un concours de néologismes que je n’ai pas gagné, mais c’est moi qui ai été gagné par la folie de la destructuration verbale. J’ai commencé à monter et remonter les mots avec la notice en danois…»

L’interactivité se révèle créative: «J’ai trouvé mes plus belles définitions en répondant aux commentaires du blog», note celui qui se dissimule derrière un pseudo. Resté caché lui permet de lâcher sa plume: «Peu de gens autour de moi savent que je pratique ce sport.»

A ces motivations, Alexei Prikhodkine, chargé de cours en linguistique générale à l’Université de Lausanne, rajoute la fonction identitaire: «On invente des mots pour marquer les limites de son groupe d’appartenance, se démarquer des autres. Cette volonté lexicale est plus ou moins consciente. Un exemple très médiatisé est le langage des jeunes. Beaucoup de communautés définies socialement font de même. Mais ces mots restent souvent inconnus des autres.» En Suisse, des sites recensent les particularismes locaux. Mais il semble n’y en avoir aucun qui crée des mots.

En France, certains s’amusent à tester leurs trouvailles dans la vie courante: «En général, l’interlocuteur me fait répéter. S’il a l’esprit joueur, il essaie de retrouver le sens. Les réactions vont de la perplexité navrée à la franche rigolade», note Claire Delavallée. Des audaces aux succès divers: «Ce qui compte, c’est le traitement social fait aux innovations, note Alexei Prikhodkine.
A ce jeu, «capillotracté» ou «capilotracté» – attribué à Pierre Desproges – fait figure de best-seller. Il possède même son groupe Facebook.

(Source : 24heures)

USA : internet à deux vitesses

La justice américaine a infligé un revers au gouvernement Obama en avril dernier dans sa tentative de forcer les câblo-opérateurs à traiter tous leurs utilisateurs sur un pied d’égalité.

La cour d’Appel fédérale de Washington a donné raison à l’opérateur Comcast dans un litige à valeur de test pour l’autorité fédérale des télécommunications (FCC) qui tente d’assurer la « neutralité de la toile », c’est-à-dire l’obligation pour les fournisseurs d’accès à internet d’offrir la même vitesse et le même niveau de service à tous les utilisateurs.

Ce principe vise notamment à empêcher les câblo-opérateurs de bloquer, ralentir ou faire payer plus cher à certains utilisateurs l’accès à des sites consommant une forte bande passante, comme les sites permettant de visionner des vidéos sans les télécharger.

La cour a jugé que la FCC n’avait pas l’autorité légale pour réguler la gestion des réseaux des fournisseurs d’accès internet.

Défense des utilisateurs

L’action en Justice contre Comcast avait été lancée par deux associations de défense des utilisateurs du net, Free Press et Public Knowledge, qui ont contesté le blocage en 2007 par Comcast de partages de programmes entre particuliers (poste à poste).

La FCC ne s’est pas avouée vaincue. « La décision de la Cour a invalidé l’approche précédente de la Commission pour préserver un internet ouvert. Mais la Cour en aucune façon n’a nié l’importance de préserver l’ouverture de la toile et la liberté sur le net. Elle n’a pas non plus fermé la porte à d’autres méthodes pour y parvenir », a indiqué l’autorité fédérale dans un communiqué.

Obama a promis une loi 

Pendant sa campagne électorale le président américain Barack Obama s’était montré favorable à la neutralité de la toile, soutenue par des géants du secteur comme Google, Amazon, Yahoo!, eBay et par des associations de défense des consommateurs, mais combattue par les groupes de télécommunications, d’internet sans fil ou de câble.

Sous la direction de son nouveau président, Julius Genachowski, la FCC a commencé à préparer une nouvelle réglementation qui imposerait aux câblo-opérateurs de protéger la neutralité de la toile.

Le projet de loi permet aux fournisseurs d’accès à internet de « mener une gestion raisonnable de leur réseau » en bloquant par exemple les courriers indésirables, la pornographie infantile et les documents qui violent les droits d’auteur, mais il leur interdit de restreindre l’accès aux contenus légaux.

Comcast satisfait

« Nous sommes heureux de la décision de la Cour d’annuler la précédente mesure de la FCC », a commenté Comcast dans un communiqué. « Nous nous sommes toujours focalisés sur le fait de servir nos clients et de fournir la qualité d’accès ouvert à l’internet désirée par les consommateurs ».

« Comcast reste engagé à respecter les principes d’accès ouvert à l’internet voulus par la FCC et va continuer à travailler de manière constructive avec la FCC », a ajoute Comcast.

De son côté, l’association de fournisseurs d’accès à l’internet Wireless Association a jugé que la décision de la Cour disait « clairement que la FCC doit se focaliser sur la tâche importante de réaliser la promesse d’un Plan national de haut débit en stimulant l’investissement, l’innovation et l’emploi, et ignorer les appels à plus de restrictions légales pour les fournisseurs d’accès ».

Pour sa part, le Centre pour la démocratie et la technologie, une association d’utilisateurs, a averti que la FCC et le Congrès devraient « revoir leur copie et reconsidérer l’autorité de l’agence » sur les fournisseurs d’accès, sans quoi « le paysage légal va rester flou et ne parviendra pas à protéger l’accès ouvert à l’internet ».

(Source : 24heures)

Internet – Web 2.0 – Web 3.0

Internet continue son développement à une vitesse exponentielle et il faut parfois beaucoup de bonne volonté pour s’y retrouver dans toutes les nouveautés proposées. Vous avez entendu parler du Web 2.0 ? C’est celui de Facebook et MySpace, celui de l’interactivité ultime entre les internautes. Vous vous en êtes à peine remis ? Pas grave, vous voilà propulsés dans le grand bain du Web 3.0… 

YOUTUBE

Alors, qu’est-ce que c’est que cette bête là ? 
Bon, déjà, rien que le nom marque une évolution. Maintenant que les riders de la Toile sont tous en contact les uns avec les autres grâce à YouTube et ses amis, il faut assurer le lien entre ces services en ligne et l’ordinateur personnel de tout un chacun. 

 

FACEBOOK

Qui n’a jamais eu envie de profiter plus pleinement des milliards de vidéos en ligne ou des photos de ses « amis » ? Qui n’a jamais rêvé d’un système permettant enfin d’explorer à la fois le net et son disque dur ?

 

MYSPACE 

Différentes manières de se connecter et de rester en contact avec ses amis sur et en dehors de MySpace.

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Comment profiter de tout ça ?

Pour commencer, j’espère que vous êtes équipés de la dernière version de Firefox comme SF vous le recommande depuis si longtemps. Si ce n’est pas encore le cas, faites le grand saut et lâchez enfin le malheureux Internet Explorer.

Firefox a cette immense qualité d’être souple et adaptable en plus d’être rapide. C’est donc cette adaptabilité qui lui confère la capacité de s’améliorer grâce à de petits logiciels. Peut-être en avez-vous déjà pour voir la météo ou écouter la radio. Mais depuis quelques temps, les extensions deviennent très ambitieuses. Petit Top 3 des plus originales:

FoxTab permet de naviguer en 3D entre les différents onglets ouverts en même temps. Très pratique quand vous devez tirer des informations de plusieurs sites à la fois.

UnPlug permet de télécharger en un clic une vidéo YouTube (par exemple). Fini le temps perdu à rechercher la vidéo (rare) où Amy Winehouse connait plus de 30% des paroles d’une chanson, cette performance restera sur votre disque dur. Lancez-le sur n’importe quelle page contenant un contenu vidéo, il s’occupe du reste…

La palme revient sans conteste à Cooliris qui vous permet de découvrir une nouvelle manière de surfer. Par exemple, une recherche YouTube « freeride » vous mènera à un mur de résultats sur fond sobre (et sombre !), loin des pages de commentaires inintéressants d’adolescents pré pubères boutonneux et formatés par MTV. Des centaines d’autres sites sont aussi concernés.

C’est ainsi que vous pourrez admirer les photos de vos « amis » sur FaceBook sans passer par la misérable interface bleue et blanche de ce repère d’adolescents pré pubères boutonneux cherchant la révolution au fond d’une bouteille de Jack Daniels. Et comme vous vous en rendrez vite compte, Cooliris va plus loin en vous proposant d’explorer de la même manière le contenu de votre propre ordinateur. Des heures de fun en perspective…

Alors, interactivité internautes-internautes, interactivité Internet-ordinateur, c’est bon, on a.

A quand le Web 4.0 et l’interactivité homme-machine ? Et bien, peut-être pour demain….

I am the media

Le documentaire «I am the media» explore les comportements des internautes…

«Don’t hate the media, become the media!» (Ne hais pas les médias, deviens les médias) tel est le slogan lancé par le chanteur punk Jello Biafra devenu depuis la devise du site alter-info «Indymedia» à l’aube des années 2000…(les années 56k)

Les internautes sont-ils devenus fous, les blogueurs ont-ils chopé la grosse tête et le journalisme est-il devenu LOL?

Décryptage du documentaire I am the media  de Benjamin Rassat diffusé dimanche à 14h sur Arte. 

I am the media se veut un film sur «l’internet aujourd’hui : ceux qui le font et ceux qui le sont. Les réseaux sociaux et autres blogs» lit-on sur le site Iamthemedia.tv où le documentaire sera visible à partir du 31 mai.

Une nouvelle forme de narcissisme.

Benjamin Rassat, qui avait déjà réalisé Quand Internet fait des bulles, se met en scène dans le film et joue un blogueur qui parle face caméra. Une manière de montrer comment les internautes sont devenus narcissiques.

«Au fond, ce que je montre, c’est un nouveau mode de connaissance du monde, ce  besoin d’un reflet qui signifie un besoin d’amour. Ce media a rendu ces échanges accessibles à des milliards de personnes» explique t-il à 20minutes.fr.

Les internautes qu’il a interrogé en Inde, au Japon, en Allemagne, aux Etats-Unis sont des blogueurs connus du milieu ou des experts de la question: Loic Le Meur, Robert Scoble, Justin Kahn, Meenakshi Reddy Madhavan, Andrew Keen. Et tous parlent, directement ou non, d’ une nouvelle forme de narcissisme et d’égocentrisme provoquée par le web.

Réactions sur internet.

Une projection du documentaire a déjà eu lieu à Paris. La blogosphère n’a pas tardé à réagir.

«Benjamin Rassat s’est bel et bien planté dans ce documentaire aussi bien sur la forme que dans le fond.  Le mode opératoire du documentaire, est de faire s’auto-dialoguer (un monologue schizophrénique) le réalisateur avec lui-même. Nous tombons dans le grotesque.» envoie Emery Doligé, un blogueur.

«Le risque de ce film, c’est que les gens se confortent dans l’idée que sur internet ce sont des blaireaux alors que c’est plus complexe» explique Gregory Pouy, directeur Media chez Nurun. «L’ego, cela n’est pas forcement négatif, le blogueur peut en avoir besoin, il en faut pour s’exposer aux différents publics. Concrètement si l’on ne connait pas le blogueur américain Robert Scoble (présent dans le film), en voyant le documentaire filmer sa vie 24h sur 24, on le prend pour un fou.»

Davantage pour partager que pour se raconter.

«Avec ce film, on est plus dans le «I Am» que dans le «media». Camille Jouneaux, responsable de compte chez We are social, agence web, explique que c’est d’abord une vision de la blogosphère selon Benjamin Rassat. «Aujourd’hui les blogueurs n’écrivent plus forcement pour raconter leur vie et exacerber leur narcissisme. Sur twitter ou facebook , avec un status, un tweet, ils sont toujours contents d’être commenté. C’est davantage pour partager que pour se raconter.»

Peggy Sastre, journaliste, blogueuse et traductrice des Netocrates, un livre sur les changements liés à internet (les auteurs scandinaves sont présents dans le film), est beaucoup plus critique à l’égard du documentaire:  «C’est plus des clichés comme le reportage d’Envoyé Spécial à propos de facebook…  C’est dommage de produire ça alors qu’internet est plutôt menacé dans sa gratuité et sa neutralité.»

 «Les billets de réactions de ces blogueurs, positifs ou critiques, sont finalement les meilleurs génériques de fin de mon film» ironise Benjamin Rassat. «J’ai peut-être un aspect chambreur mais je trouve le film marrant. C’est une mise en abyme, je ne dis qu’ils sont fous. Mais leurs réactions confirment leur narcissisme».

Et vous, trouvez –vous que votre pratique d’internet vous rend narcissique ? Ou pensez-vous que ces comportements ne concernent que certains ? Googlez-vous votre nom  pour savoir ce qu’on dit de vous sur internet?

Source : 20minutes.fr du 28.05.2010