I am the media

Le documentaire «I am the media» explore les comportements des internautes…

«Don’t hate the media, become the media!» (Ne hais pas les médias, deviens les médias) tel est le slogan lancé par le chanteur punk Jello Biafra devenu depuis la devise du site alter-info «Indymedia» à l’aube des années 2000…(les années 56k)

Les internautes sont-ils devenus fous, les blogueurs ont-ils chopé la grosse tête et le journalisme est-il devenu LOL?

Décryptage du documentaire I am the media  de Benjamin Rassat diffusé dimanche à 14h sur Arte. 

I am the media se veut un film sur «l’internet aujourd’hui : ceux qui le font et ceux qui le sont. Les réseaux sociaux et autres blogs» lit-on sur le site Iamthemedia.tv où le documentaire sera visible à partir du 31 mai.

Une nouvelle forme de narcissisme.

Benjamin Rassat, qui avait déjà réalisé Quand Internet fait des bulles, se met en scène dans le film et joue un blogueur qui parle face caméra. Une manière de montrer comment les internautes sont devenus narcissiques.

«Au fond, ce que je montre, c’est un nouveau mode de connaissance du monde, ce  besoin d’un reflet qui signifie un besoin d’amour. Ce media a rendu ces échanges accessibles à des milliards de personnes» explique t-il à 20minutes.fr.

Les internautes qu’il a interrogé en Inde, au Japon, en Allemagne, aux Etats-Unis sont des blogueurs connus du milieu ou des experts de la question: Loic Le Meur, Robert Scoble, Justin Kahn, Meenakshi Reddy Madhavan, Andrew Keen. Et tous parlent, directement ou non, d’ une nouvelle forme de narcissisme et d’égocentrisme provoquée par le web.

Réactions sur internet.

Une projection du documentaire a déjà eu lieu à Paris. La blogosphère n’a pas tardé à réagir.

«Benjamin Rassat s’est bel et bien planté dans ce documentaire aussi bien sur la forme que dans le fond.  Le mode opératoire du documentaire, est de faire s’auto-dialoguer (un monologue schizophrénique) le réalisateur avec lui-même. Nous tombons dans le grotesque.» envoie Emery Doligé, un blogueur.

«Le risque de ce film, c’est que les gens se confortent dans l’idée que sur internet ce sont des blaireaux alors que c’est plus complexe» explique Gregory Pouy, directeur Media chez Nurun. «L’ego, cela n’est pas forcement négatif, le blogueur peut en avoir besoin, il en faut pour s’exposer aux différents publics. Concrètement si l’on ne connait pas le blogueur américain Robert Scoble (présent dans le film), en voyant le documentaire filmer sa vie 24h sur 24, on le prend pour un fou.»

Davantage pour partager que pour se raconter.

«Avec ce film, on est plus dans le «I Am» que dans le «media». Camille Jouneaux, responsable de compte chez We are social, agence web, explique que c’est d’abord une vision de la blogosphère selon Benjamin Rassat. «Aujourd’hui les blogueurs n’écrivent plus forcement pour raconter leur vie et exacerber leur narcissisme. Sur twitter ou facebook , avec un status, un tweet, ils sont toujours contents d’être commenté. C’est davantage pour partager que pour se raconter.»

Peggy Sastre, journaliste, blogueuse et traductrice des Netocrates, un livre sur les changements liés à internet (les auteurs scandinaves sont présents dans le film), est beaucoup plus critique à l’égard du documentaire:  «C’est plus des clichés comme le reportage d’Envoyé Spécial à propos de facebook…  C’est dommage de produire ça alors qu’internet est plutôt menacé dans sa gratuité et sa neutralité.»

 «Les billets de réactions de ces blogueurs, positifs ou critiques, sont finalement les meilleurs génériques de fin de mon film» ironise Benjamin Rassat. «J’ai peut-être un aspect chambreur mais je trouve le film marrant. C’est une mise en abyme, je ne dis qu’ils sont fous. Mais leurs réactions confirment leur narcissisme».

Et vous, trouvez –vous que votre pratique d’internet vous rend narcissique ? Ou pensez-vous que ces comportements ne concernent que certains ? Googlez-vous votre nom  pour savoir ce qu’on dit de vous sur internet?

Source : 20minutes.fr du 28.05.2010

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Une réponse à “I am the media

  1. Le blog, version moderne du journal intime, narcissique forcément puisque le journal intime n’était pas destiné à être lu. Mais aussi espace de liberté et d’expression et de liberté d’expression tout court.

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