Personal branding : première partie

Internet bouleverse plein de trucs blablabla. Et une des thématiques les plus intéressantes est celle de l’identité numérique parce qu’elle recouvre aussi bien le rapport à soi qu’aux autres et que c’est précisément l’enjeu des sites les plus visités.

Mais alors qu’il y a des milliards de choses passionnantes à dire sur le sujet, j’envisage de me lancer dans une thèse sur le sujet, se développe évidemment une branche business à travers le concept de “personal branding” applicable à son identité numérique certes mais également à sa vie quotidienne. Rien que le terme, anglicisme ou pas, est à vomir d’horreur. Enfer et damnation.

Sur cette arnaque/sujet, je me suis trouvée une nouvelle idole. J’ai découvert avec une fascination non dénuée de perversité le site de Pascale B.

J’ai d’abord été sidérée par les propos tenus sur ce site, j’ai pensé que Pascale était une sacrée spécialiste dans le foutage de gueule. Malheureusement, une lecture plus approfondie me laisse penser qu’elle est sincère.

Prenons le thème « Optimisez vos rencontres lors d’une soirée » (Vous me direz, au moins elle, elle sait faire un titre de post cohérent)

Ça commence très bien puisque développer son business, trouver un boulot ou se faire des amis ça se gère avec la même recette. « ou que vous souhaitiez simplement vous faire de nouveaux amis, il est important de vous préparer et de faire le point sur vos intentions avant même de vous rendre à une soirée où à un événement, et de savoir exactement ce que vous cherchez. » (les fautes d’orthographe sont d’origine).

Déjà, aller à une soirée en se disant « ce soir, j’me fais des amis pour la vie », ça ne marche pas.

Le premier conseil me paraissait judicieux : posez-vous des questions. Oui, toi, pauvre chose qui part en soirée en te disant « je vais me faire des amis », effectivement, je pense qu’il serait bon de te poser des questions. Malheureusement, la question primordiale proposée par Pascale, c’est « combien de gens souhaitez-vous rencontrer ? »

Deuxième conseil indispensable : « N’oubliez pas de venir loti de votre plus beau sourire et d’un moral au beau fixe. Et si vous êtes dans le grisou, nous vous conseillons de faire quelque chose qui vous mettra de bonne humeur… Des trucs comme :

Écouter « Rire et chanson » à la radio (lol)«

La lolerie (dérivé de lol…) se passe de commentaire n’est-ce pas. Mais pas cette obsession du bien-être, cette obligation d’afficher une indéfectible bonne humeur. On n’a pas le droit d’être déprimé, énervé ou triste. Non, ça c’est mal. Ca fait fuir les gens. (Pourtant, dans ce genre de soirées chiantes, les gens les plus sympas sont toujours les râleurs). Plutôt que de faire preuve de mauvais esprit (un truc de looser ça), il faut se scotcher un sourire béat sur les lèvres quoiqu’il vous en coûte quitte à refouler au maximum et à aller égorger votre voisine de palier parce qu’elle faisait trop de bruit.

« Le personal branding s’adresse à ceux qui souhaitent développer une cohérence entre ce qu’ils font et qui ils sont. »

Parce que la grande question de l’identité, le personal branding, il vous l’a réglé en deux coups de cuillères à pot. Il y a l’essence de vous-même d’un côté, vos actions de l’autre, et ça n’a rien à voir. On n’est pas ce qu’on fait n’est-ce pas. C’est pas parce que je marche sur la gueule de mes collègues pour réussir que je suis quelqu’un de méprisable.

Pascale nous parle également littérature philosophique et cite un de ses ouvrages de référence (j’avoue que j’ai un doute sur la véracité du titre) : « Tous les marketeurs sont des menteurs, Tant mieux, car les consommateurs adorent qu’on leur raconte des histoires ». On passe sur le brouillage de sens entre « menteurs » et « histoire » qui semble constituer la base intellectuelle du livre – si on s’arrête sur ce genre de détails, j’en ai pour 10 posts.

Bref, un ouvrage qu’elle considère comme un des « bijoux de réflexion sur la question. Pour tenter de résumer ce que monsieur Godin nous dit, je commencerais par le constat d’un marketing qui change. Et heureusement, car nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il était tant qu’il y ait du renouvellement dans ce domaine. Nous sommes tellement assaillis par la pub, qu’elle n’a plus beaucoup d’impact sur nous. »

Et ça, vous comprenez bien que pour Pascale c’est dommage. C’est pas du tout un soulagement de cesser de se faire récurer le cerveau.

Avant de lui confier le développement de ma marque personnelle, j’ai voulu savoir qui est Pascale Baumeister. Et je n’ai été qu’à moitié étonnée de constater qu’il s’agit de quelqu’un qui visiblement a longtemps cherché sa voie : diplôme de commerce, architecte d’intérieur, créatrice de costumes de théâtre, commerciale, formatrice, coach. Coach ? … Finalement, le personal branding, c’est peut-être ça, une resucée du coaching qui était lui-même une ânerie inspirée de… on sait même plus quelle connerie antérieure.

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